Nos revendications

I.FORMATION

Former toutes les personnes en contact avec les enfants et les adolescent·es à la prévention, à la détection et à la prise en charge des violences et discriminations qu’iels subissent.

Dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur :

  • Application, formation et suivi effectif des cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS), en conformité avec la loi et les recommandations du Haut Conseil à l’Égalité.
  • Formation de tous les enseignant·es et personnels éducatifs à l’accueil des enfants en situation de handicap, dans le cadre de la formation initiale et continue.

    Formation des élèves au numérique : usage responsable des réseaux sociaux, prévention face à la pornographie, au cyberharcèlement et à l’intelligence artificielle, apprentissage des droits fondamentaux (CIDE, avocat·e de l’enfant, etc.).

Dans tous les secteurs en lien avec l’enfance (Éducation, enseignement supérieur, santé, justice, social, petite enfance, culture, sport) :

  • Formation obligatoire à la prévention, la détection et la prise en charge des violences psychologiques, physiques, sexuelles, verbales, économiques, administratives, numériques, ainsi qu’à la négligence, au harcèlement et à l’exploitation sexuelle.
  • Formation obligatoire en victimologie, en psycho-traumatologie, aux symptômes du stress post-traumatique et aux mécanismes du contrôle coercitif, pour toute personne statuant sur la vie d’un·e enfant.
  • Retrait du concept d’« aliénation parentale » et de « conflit parental » de toutes les formations professionnelles dans la prise en charge des violences faites aux enfants.
  • Reconnaissance, formation et rémunération juste du statut d’administrateur·rice ad hoc.
  • Formation obligatoire et spécifique sur les violences faites aux enfants dans la formation des magistrat·es, avocat·es, médecins, psychologues, travailleur·ses sociaux·ales et éducateur·rices.

II.MOYENS

Donner aux institutions les moyens d’assurer réellement la protection et le respect des droits des enfants et des adolescent·es.

  • Budgéter explicitement le coût de la protection de l’enfance et garantir son financement pérenne.
  • Renforcer les moyens humains et financiers de la justice, de la santé, de l’éducation, du social et de la petite enfance.
  • Améliorer les conditions de travail et l’accès à la formation dans tous les services en lien avec les enfants.
  • Diminuer les effectifs des classes et recruter massivement des personnels médico-sociaux dans les établissements scolaires.
  • Renforcer le 119 et les équipes d’évaluation des informations préoccupantes (CRIP) en moyens humains et logistiques.
  • Doubler les effectifs du 3018 (violences en ligne).
  • Doter l’OFMIN de ressources adaptées aux nouveaux enjeux technologiques (cyber-pédocriminalité, IA, dark web…).
  • Garantir l’accès égalitaire à l’éducation, aux loisirs, au sport et à la culture pour tous les enfants, y compris en situation de handicap.
  • Assurer une égalité réelle entre les écoles de tous les territoires, y compris ultra-marins.
  • Créer un registre national unifié des signalements et des suites données (CRIP, parquet, ASE, établissements scolaires, santé), avec statistiques publiques.

III.PRÉVENTION

Construire une société protectrice et consciente.

  • Mener de grandes campagnes nationales régulières de sensibilisation, financées par l’État, sur toutes les formes de violences faites aux enfants et aux ados, y compris les violences éducatives ordinaires, les discriminations (racisme, sexisme, validisme, LGBTQIA+-phobies…), en lien avec les associations expertes du terrain.
  • Créer des cours de préparation à la parentalité, au même titre que les cours de préparation à l’accouchement, et accompagner les parents tout au long de l’enfance.
  • Organiser une stratégie nationale de prévention du passage à l’acte et de la récidive des auteurs et autrices de violences (soutien psychologique, orientation vers des associations spécialisées).
  • Reconnaître l’adultisme comme un système d’oppression, et financer la recherche sur ses impacts (violences éducatives, domination adulte, représentations sociales de l’enfant).
  • Intégrer la question de la protection des enfants dans toutes les campagnes nationales de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, les discriminations et les inégalités.

IV.LÉGISLATION

Appliquer, améliorer et créer des lois efficaces pour protéger les enfants.

  • Enrichir le principe d’égalité dans l’article 1er de la Constitution en y ajoutant l’âge, l’identité de genre, l’orientation sexuelle et l’état de santé.
  • Remplacer la notion d’autorité parentale par celle de responsabilité parentale dans le Code civil.
  • Interdire toute mutilation sexuelle :
    • Prévenir les mutilations génitales féminines et les interventions non vitales sur les enfants intersexes.
    • Interdire tout traitement hormonal ou chirurgical sans consentement libre et éclairé du mineur concerné.
  • Déclarer l’imprescriptibilité civile et pénale des crimes et délits sexuels sur mineur·es (application des 82 préconisations de la CIIVISE).
  • Garantir le suivi effectif des plaintes au pénal et le suivi en ligne pour les victimes.
  • Rendre obligatoire et protéger la dénonciation des crimes et délits sexuels sur mineur·es, y compris pour les professionnel·les et parents.
  • Accorder le statut de victime aux enfants de féminicides (accompagnement pluridisciplinaire, suspension immédiate de l’autorité parentale du parent auteur présumé, retrait définitif en cas de condamnation).
  • Exiger la présence obligatoire d’un·e assesseur·e lors des audiences devant les JAF et JDE pour garantir une décision éclairée et équilibrée.
  • Appliquer pleinement les 82 préconisations de la CIIVISE et la loi cadre contre les violences sexuelles.
  • Mettre en œuvre une réglementation européenne forte pour obliger les plateformes numériques à détecter, signaler et supprimer les contenus pédocriminels, y compris dans les messageries chiffrées, tout en respectant le droit à la vie privée.
  • Assurer la pleine application juridique de la CIDE dans le droit français : toutes les décisions judiciaires et politiques doivent placer l’intérêt supérieur de l’enfant au centre.
  • Instaurer une ordonnance de sûreté : permettre des mesures de protection sans attendre la mise en examen.

V.POLITIQUE PUBLIQUE

Mettre en œuvre une politique de l’enfance ambitieuse, cohérente et transversale.

  • Créer un ministère de l’Enfance et de la Jeunesse, doté d’un budget propre, chargé de coordonner les politiques publiques et d’évaluer l’application des lois.
  • Garantir une égalité réelle d’accès aux droits pour les enfants des territoires ultra-marins.
  • Renforcer la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineur·es : repérage, accompagnement, protection des victimes et sanctions renforcées des clients et proxénètes.
  • Créer une commission indépendante sur toutes les formes de racisme et de toute autre discrimination fondée sur l’origine, la religion ou la couleur de peau. incluant les personnes mineures
  • Prendre en compte systématiquement la dimension du handicap dans toutes les politiques publiques liées à l’enfance.
  • Renationaliser et réformer en profondeur l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) :

    • Garantir la satisfaction des besoins fondamentaux (logement, sécurité, soins, scolarité, écoute).
    • Créer des lieux d’accueil collectifs de petite taille, contrôler les établissements et familles d’accueil et tiers de confiance.
    • Faciliter l’accès à des soins en psycho-traumatologie sans accord parental obligatoire.
    • Accompagner les jeunes majeurs jusqu’à l’autonomie réelle.
    • Garantir les mêmes droits pour les mineur·es non accompagné·es (MNA).

    Elargir le fichier d’honorabilité pour tout·e professionnel·le travaillant avec des enfants (éducation, santé, sport, justice, animation, stage…), vérifié à l’embauche et mis à jour régulièrement (FIJAIS, certificats, antécédents).
  • Garantir la traçabilité et l’évaluation des signalements et informations préoccupantes et de leur suite donnée.
  • Création de la cellule SIGNAL éduc